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KEO
1994 - 2025 
 

KEO est un projet qui a débuté en 1994. Il consistait en un satellite qui devait être programmé pour revenir sur Terre 50.000 ans après son envoi. Le satellite devait contenir des messages de terriens adressé à leurs lointains descendants. Il avait une capacité de mémoire suffisante pour emporter un message long de quatre pages de la part de chaque habitants de la planète. Jean-Marc Philippe travaillera à ce projet jusqu’à sa mort en 2008. L’équipe du projet le maintiendra jusqu’en 2025, année durant laquelle la collecte de message s’est arrêtée et le site Internet fermé. Entre 1995 et 2025 plusieurs centaines de milliers de messages ont été collectés. En 1999 le satellite KEO fut élu « projet du XXIe siècle » par l’UNESCO.

La réalisation technique du projet était portée par de nombreuses institutions publiques et privées comme le CNES ou le CEA. En 2000 il fut élu projet du XXIe siècle par l’UNESCO.

Le satellite devait être une sphère évidée de 80 cm de diamètre sur laquelle était gravée une carte de la Terre. Elle devait être notamment entourée d'une couche d'aluminium, d'une couche thermique et de plusieurs couches de titane et autres métaux lourds chacune étant séparées de couches de vide. La sphère devait être résistante aux rayonnements cosmiques, aux collisions avec des débris spatiaux, ainsi qu'au choc ressenti lors du retour dans l'atmosphère terrestre. Lors du retour sur Terre (dans 50.000 ans) cette couche thermique devait produire l'effet d'une aurore boréale artificielle pour signaler l'arrivée du satellite. KEO devait être un satellite passif ne contenant aucun système de communication ou de propulsion. Il aurait du être mis en orbite par le lanceur Ariane 5 à 1 800 km de hauteur, une altitude qui ne le faisait revenir que dans 500 siècles, la même durée qui s'écoule depuis que l’Homme a commencé à peindre sur les murs des cavernes.

De très nombreux partenaires privés et institutionnels ont collaboré au projet KEO comme Aerospatial-Matra, Arianespcae, le CEA, le CNES, EADS, l'École des Mines de Paris, Intespace, Starsem, SUPAERO ou encore Plasmon.

Dès le début des années 2000, de nombreuses expositions ont eu lieu à travers le monde pour se faire écho du projet, notamment en 2001 au musée de la civilisation de Québec en partenariat avec le musée du Louvre.

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